La nation, fiction au service du pouvoir.
Le mot nation vient du latin nascio ou natio qui signifie naître, et le terme latin nation désignait les petits d'une même portée et a signifié aussi groupe humain de la même origine.
Cette notion renvoie donc à l'identité supposée d'un groupe homogène qui prédétermine les individus qui composent ce groupe. Personne n'aura librement consenti de faire partie du groupe, et personne ne pourra s'y soustraire.
Cette notion renvoie donc à l'identité supposée d'un groupe homogène qui prédétermine les individus qui composent ce groupe. Personne n'aura librement consenti de faire partie du groupe, et personne ne pourra s'y soustraire.
La volonté des mouvements de libération nationale est d'obtenir la création d'un Etat pour la population qu'ils identifient comme LEUR nation. Le but de tels mouvements est donc de rompre avec le pourvoir en place, pour lui en substituer un autre, ajusté aux "particularités nationales".
Mais l'histoire nous montre, en particulier en Europe, que l'idée de nation a servi les intérêts des Etats. Pas besoin d'être pacifiste pour admettre que les prolétaires d'Europe se sont opposés pour leur Nation, mourrant pour leurs Etats ... De la construction artificielle de la France de François Premier au projet de la Gran' Colombie des Etats Bolivariens, le but est d'assoir le pouvoir de l'Etat contre les individus, en les rassemblant à leur dépend sous telle ou telle bannière nationale. La nation n'est pas une unité de lieu, c'est une unité culturelle, historique, philosophique, religieuse. C'est un facteur de différenciation au sein de l'humanité, en même temps qu'une arme contre la liberté d'association. Elle ne répond pas à des préoccupations pratiques de libération du Peuple sur un espace donné, elle ne permet pas de réinventer le vivre-ensemble au présent de manière démocratique. Elle devient une fin, un outil de pouvoir, une entrave à la liberté.
L'espace commun est à gérer ensemble, en laissant aux individus concernés le soin de définir eux-mêmes les moyens à mettre en oeuvre, localement, les structures démocratiques à créer, pour combler leurs besoins. Mais les besoins réels sont fonction des contraintes réelles, des contraintes économiques, géographiques, naturelles ; pas patriotiques ou ethniques.
Nous ne voulons pas plus de Nation que d'Etat entre l'Homme et la communauté Humaine, l'identité nationale est un moyen de nous détourner de la Révolution sociale.
Nous ne voulons pas plus de Nation que d'Etat entre l'Homme et la communauté Humaine, l'identité nationale est un moyen de nous détourner de la Révolution sociale.
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