Mardi 6 octobre 2009
J'ai reçu par mail il y a deux jours une invitation à visionner le documentaire d'un certain Jean-françois Brient, intitulé : "de la servitude moderne".
Cette bouillie intellectuelle est articulée autour d'un axe central : les masses sont responsables de leur servitude.
Le "documentaire" est composé d'images extraites de films des années 70-2000 tels que bienvenue a gattaca, 1984, requiem for a dream, ou fight club, de scènes d'émeutes "altermondialistes" (genes et Seattle notamment).
Entre chaque séquence, des citations apparaissent en incruste : on retrouve Marx, qui coutoie des passages de la bible, Thoreau, Diderot, Debord, Reclus, Shakespeare, nietzsche...
voilà le propos :
Niant l'existence des classes et leur antagonisme, l'artiste (!!) considère que les masses sont responsables de leur propre servitude, la consommation est la source de leur aliénation. Satisfaisant leur plaisir immédiat, les Hommes s'égarent face à une fausse abondance. S'il aborde à ce moment la problématique de l'alimentation, notamment les usines concentrationnaires de production d'animaux, il ne tient aucunement un discours de compassion, ni même ne critique ouvertement l'exploitation animale. Il angle sur l'aspect "malbouffe".
De même, s'il semble dénoncer un danger écologique, il en fait le fruit du "capitalisme sauvage" (et pas au capitalisme-tout-court.)
L'esclavage des masses s'appuie sur le travail (et non le salariat) en ce qu'il constitue une privation de temps de vie.
Plus loin, il dénonce la "science moderne", responsable de "nouvelles maladies", et pèle-mêle voit dans la médecine un acte tourné vers la "mutilation". Puis, il voit dans la recherche scientifique, génétique notamment, un danger : "la stratégie du pouvoir est de manipuler le génome humain".
Plutôt que de glorifier la posture du rebelle (position tradi des fa), il en donne une application a contrario : les masses sont dociles car elles ont peur. Cette docilité est leur faute, et cause leurs maux. C'est l'appat du gain et/ou la crainte d'une vie aventureuse qui pousse les petits insectes besogneux que nous sommes à accepter notre situation.
Car nous serions aussi coupable d'avoir perdu Dieu : notre idole "nouvelle" serait l'argent. Nous avons perdu toute valeur "vraie".
L'absence d'alternative au "système" est organisée par "le pouvoir" qui colonise nos esprits, dès le plus jeune age, avec la complicité de nos parents, qui, finalement, ne valent pas mieux que nous...
Les femmes sont également victimes du "système" qui les marchandisent (10 secondes dans le film, et pas d'explication, Pelenop appéciera sans doute... :p)
Alors quelle est la "solution" ?
Il faut tourner le dos au parlementarisme stérile et contre productif, car les partis politiques sont TOUS au service du "dogme marchand" : la démocratie directe et participative est notre salut.
Comment ?
En nous réappropriant collectivement des espaces de liberté de parole, en défiant le "pouvoir" qui maitrise le langage. La spontanéité des masses est la solution.
Et de conclure : il faut détruire le pouvoir.
****
La cible de ce documentaire est clairement pour moi les "altermondialistes" et les "libertaires". Derrière un discours pseudo antiautoritaire, on voit clairement le trouble qui est jeté : rébellion stérile, désorganisation, absence de contenu idéologique.
Si tu n'es pas fasciste, ça viendra.
Le documentaire finit par "killing in the name of" de RATM, sur des images d'émeutes bien choisies puisqu'on y voit ni drapeau rouge, ni drapeau noir.
Enfin, ce Jean-françois Brient, inconnu jusqu'alors, a une voix qui me rappelle celle de Stan Maillaud, dont j'avais tenté de parler dans ce topic.
***
Contre-info aussi en avait parlé
http://www.contre-informations.fr/revo1/118.html
Salut à vous camarades citoyens,
De la servitude moderne est un film documentaire qui se propose de faire la
critique radicale de la société qu’il nous faut combattre. C’est un brûlot de 52
minutes dans la tradition pamphlétaire française.
L’objectif central de ce film est de mettre à jour la condition de l’esclave
moderne dans le cadre du système totalitaire marchand et de rendre visible les
formes de mystification qui occultent cette condition servile.
Cette bouillie intellectuelle est articulée autour d'un axe central : les masses sont responsables de leur servitude.
Le "documentaire" est composé d'images extraites de films des années 70-2000 tels que bienvenue a gattaca, 1984, requiem for a dream, ou fight club, de scènes d'émeutes "altermondialistes" (genes et Seattle notamment).
Entre chaque séquence, des citations apparaissent en incruste : on retrouve Marx, qui coutoie des passages de la bible, Thoreau, Diderot, Debord, Reclus, Shakespeare, nietzsche...
voilà le propos :
Niant l'existence des classes et leur antagonisme, l'artiste (!!) considère que les masses sont responsables de leur propre servitude, la consommation est la source de leur aliénation. Satisfaisant leur plaisir immédiat, les Hommes s'égarent face à une fausse abondance. S'il aborde à ce moment la problématique de l'alimentation, notamment les usines concentrationnaires de production d'animaux, il ne tient aucunement un discours de compassion, ni même ne critique ouvertement l'exploitation animale. Il angle sur l'aspect "malbouffe".
De même, s'il semble dénoncer un danger écologique, il en fait le fruit du "capitalisme sauvage" (et pas au capitalisme-tout-court.)
L'esclavage des masses s'appuie sur le travail (et non le salariat) en ce qu'il constitue une privation de temps de vie.
Plus loin, il dénonce la "science moderne", responsable de "nouvelles maladies", et pèle-mêle voit dans la médecine un acte tourné vers la "mutilation". Puis, il voit dans la recherche scientifique, génétique notamment, un danger : "la stratégie du pouvoir est de manipuler le génome humain".
Plutôt que de glorifier la posture du rebelle (position tradi des fa), il en donne une application a contrario : les masses sont dociles car elles ont peur. Cette docilité est leur faute, et cause leurs maux. C'est l'appat du gain et/ou la crainte d'une vie aventureuse qui pousse les petits insectes besogneux que nous sommes à accepter notre situation.
Car nous serions aussi coupable d'avoir perdu Dieu : notre idole "nouvelle" serait l'argent. Nous avons perdu toute valeur "vraie".
L'absence d'alternative au "système" est organisée par "le pouvoir" qui colonise nos esprits, dès le plus jeune age, avec la complicité de nos parents, qui, finalement, ne valent pas mieux que nous...
Les femmes sont également victimes du "système" qui les marchandisent (10 secondes dans le film, et pas d'explication, Pelenop appéciera sans doute... :p)
Alors quelle est la "solution" ?
Il faut tourner le dos au parlementarisme stérile et contre productif, car les partis politiques sont TOUS au service du "dogme marchand" : la démocratie directe et participative est notre salut.
Comment ?
En nous réappropriant collectivement des espaces de liberté de parole, en défiant le "pouvoir" qui maitrise le langage. La spontanéité des masses est la solution.
Et de conclure : il faut détruire le pouvoir.
****
La cible de ce documentaire est clairement pour moi les "altermondialistes" et les "libertaires". Derrière un discours pseudo antiautoritaire, on voit clairement le trouble qui est jeté : rébellion stérile, désorganisation, absence de contenu idéologique.
Si tu n'es pas fasciste, ça viendra.
Le documentaire finit par "killing in the name of" de RATM, sur des images d'émeutes bien choisies puisqu'on y voit ni drapeau rouge, ni drapeau noir.
Enfin, ce Jean-françois Brient, inconnu jusqu'alors, a une voix qui me rappelle celle de Stan Maillaud, dont j'avais tenté de parler dans ce topic.
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Contre-info aussi en avait parlé
http://www.contre-informations.fr/revo1/118.html







